jeudi 31 janvier 2019

De la méditerranée à l'Algarve.

Il est 2h30, pas très réveillés,  nous remontons l'ancre et quittons le mouillage de Gibraltar.

Dans un premier temps il faut zigzaguer entre les pétroliers au mouillage dans la baie de Gibraltar. Ça sent très fort le pétrole, vite, on s'éloigne.

Pour le passage du détroit, grosse préparation.  Etude des courants, de la marée, du vent. Tout est bon pour le passage avec un courant dans le dos qui va nous pousser, du beau temps et peu de vent.

A priori, je n'ai rien compris. Le courant est dans tout les sens, le vent est nul et un brouillard à couper au couteau nous permet juste d'apercevoir les étraves du cata. Bref un passage du détroit calme, mais je n'ai rien vu. L'AIS a été un bel outil pour cette traversé du détroit, la visualisation des bateaux est facile et surtout, ils nous voient et nous évitent...
Petite photo prise à la sortie du détroit
Çà y est, nous avons quitté la méditerranée pour l'atlantique. Un océan, plus ample dans sa houle, plus prévisible, avec des marées, tout change.
Le temps c'est levé, il fait beau et Célia s'est proposée de prendre la barre pour que l'on se repose, et là on sent bien qu'elle veille avec attention...
Après une escale à Rota et la retrouvaille d'amis Américano-Espagnol, nous partons vers l'Algarve et Faro. Nous mouillerons devant les grandes plages. Il aurait été sympa de pénétrer dans l'immense lagune mais trop de trajet à effectuer pour une soirée.
Encore du beau temps, l'Algarve étant très protégée, nous nous dirigeons vers Portimao.
Demain, nous quitterons l'Algarve, direction Sines. De la houle et du vent contraire au programme.


mercredi 12 décembre 2018

De l'Espagne à la Grande-Bretgane...

Bon ça y est, on change de mer. Et oui, même si on reste encore en Méditerranée, nous sommes entrés en mer d'Alboran. Et la mer d'Alboran n'est pas la zone la plus calme de la mare nostrum.
Ici du vent (oui, mais de face), de la houle et une température d'eau qui a beaucoup diminué.
Nous sommes arrivés devant Mar Menor, une superbe lagune très calme et immense. Et nous sommes restés dehors car l'entrée est interdite pour les voiliers, à cause du vent trop fort. Nous avons mouillé devant Puerto Tomas Maestre.
Nous sommes un de plus à bord, Luis nous a rejoins pour quelques jours de navigation.

Nous quittons le mouillage et le vent est de la partie.
Nous mettons en place la grand-voile puis le foc et enfin, le gennaker. C'est superbe, on avance sans bruit et...le vent tombe.
On fera 3 fois la manip de monter et descendre les voiles au grès du vent qui finalement nous quitte complétement.
Nous suivons notre navigation le long de la cote espagnole et nous arrivons à Malaga. Nuit assez mouvementée, houle très présente.
La photo ci-dessous mérite quelques explications. Magali sourit et est un peu décoiffée. Nous avons quitté Malaga sous le soleil et une mer un peu agité. Tout se passait bien et nous nous rapprochions du rocher de Gibraltar. Il y avait beaucoup de navires de commerce à l'entrée du détroit, en attente de je ne sais pas quoi.
Et puis on a un peu mieux compris. 25, 30 puis 35 nœuds de vent de face et une forte houle de 2 à 3 mètres a complétement trempé Magali, restée à la barre. Les vagues passaient par dessus le roof et venaient directement sur la barreuse (on est quand même à 3,5 m au dessus de l'eau). Pendant une heure, le temps de passer le rocher et de rentrer se mettre à l'abri dans la grande baie de Gibraltar, on s'est bien fait secoué. Je faisais la navette entre l'intérieur pour vérifier la nav (dehors, on ne voyait pas grand chose) et ma fière barreuse.
Et voilà, nous sommes devant le rocher Anglais de Gibraltar. Bien à l'abri pour deux jours.

lundi 5 novembre 2018

Mallorque, Ibiza et retour vers le continent.

Nous avons quitté Puerto Soler pour une deuxième escale sur Mallorque. Jolie Nav, mer toujours aussi clémente, mais toujours pas de vent.
Arrivée à Andratx, mouillage calme et nuit paisible
Départ d'Andratx à 5h00 du matin pour une navigation vers Ibiza, tout au moteur...
Peu de chose à dire sur Ibiza, nous avons fait escale à Sant Antoni, mais la ville est dédiée aux fêtards. Nous quitterons cette ile sans Rio, notre perroquet ayant décidé d'aller faire la fête là-bas.
Nous repartons l’après midi d'Ibiza pour une nav nocturne vers le continent.
Nous arriverons le 15 vers 17h00 au port de Torrevieja, premier port depuis le départ.
Pour l'instant tout se passe bien à bord, je profite de cette escale pour descendre la cage de Rio, maintenant inutile, un grand espace est libéré et Magali a déjà des idées d'aménagement.

lundi 29 octobre 2018

Arrivée à Majorque

Ce matin nous prenons la direction de Majorque, pour une navigation de 10 heures environ.

La mer est assez calme et le vent nous fait défaut, les moteurs sont en route... Petite photo de Minorque que l'on quitte.
Compte tenu de la météo, nous avons pris l'option de passer par le nord des Baléares. Cette option nous permet de suivre la côte tout au long de cette pérégrination. C'est très beau, les côtes sont assez peu touchées par l'urbanisation. Peu de monte aussi sur l'eau. Je suis assez surpris par le faible nombre de bateau sur l'eau. Nous sommes en juillet et la mer est vide, et j'en suis ravi.
Nous poursuivons cette jolie navigation
Célia veille à l'avant.
Nous voici arrivé à Puerto Soler, joli mouillage assez calme mais bondé (je sais ou sont les bateaux...)
La ville est charmante.
Bon si vous avez de très bon yeux, au dessus du bateau rouge, on voit Folet.
Demain, nous quitterons Puerto Soler pour une seconde escale sur l'ile de Majorque. Ensuite, ce sera l'ile d'Ibiza pour une dernière escale aux Baléares.

mardi 23 octobre 2018

L'arrivée d'Olivia

Nous reprenons la mer tranquillement ce matin vers midi pour notre nouvelle escale, Ciutadela, située sur la cote Nord de l'ile de Minorque.
 Le fusible du PA est changé mais lors de la panne de celui-ci, j'avais tout regardé sur le boitier de commande du pilote auto et j'avais ré-initialisé la machine.
Du coup, ce matin nous avons un pilote qui fonctionne, mais il ne sait plus rien faire. On est donc repartit pour une série interminable de rond dans l'eau afin de reconfigurer la bête. Tout se passe bien et on en profite pour faire faire aux filles de la bouée tractée, tractée par le cata.
Mais le pilote auto refait des siennes et le fusible saute encore. Je me replonge dans la doc (bientôt je la connaitrais par cœur). Bref, et au final, je me rends compte qu'ils se sont trompés de fusibles et que le réglage du pilote est trop fin, faisant trop travailler le pilote. Après changement du fusible et réglage, tout fonctionne bien. Mais est-ce vraiment la fin des problèmes? Car il manque à ce pilote un élément essentiel de son intégration à bord, il n'a pas de nom.
Or cet appareil indispensable pour une navigation en équipage réduit doit traditionnellement avoir un prénom. Après moult discussions, ce sera Olivia. Choix de la capitaine, accepté par tous. Une petite étiquette est collée sous le boitier de commande et Olivia est la nouvelle équipière. (Bien sur que tout ceci n'est que superstition, mais depuis, Olivia ne nous plus jamais lâchée)


Arrivée vers 17h00 à Ciutadela, Jolie calanque mais qui bouge pas mal. La nuit ne sera pas agréable.

Demain nous partons pour une nouvelle ile, Majorque et le mouillage de Puerto Soler.


mardi 16 octobre 2018

Le départ ou pas.

Çà y est le jour du départ est là. Nous sommes le 7 juillet et tout est prêt, tout sauf la météo qui nous empêche de partir. Du vent et une grosse houle nous impose gentiment de rester encore une journée de plus à Hyères, nous partirons demain.
On s'est donc mis à Porquerolles pour attendre sagement le matin du 8 juillet à 04h30 pour démarrer cette navigation.
Jean-mi, Nico et Jean sont venu en semi-rigide pour nous accompagner jusqu'au bout de Porquerolles. A bientôt les amis!
Ça secoue encore un peu et nous quittons les iles d'or sous le soleil.
Du soleil, de la houle mais pas de vent. J'ai noté 5 nds sur le journal de bord. Nous voici donc en route au moteur pour 38 heures de navigation (la plus longue que nous effectuons avec Folet).
Entre la visite des dauphins et les jeux sur le trampo, la traversée se passe bien. On arrive même à mettre les voiles quelques heures.  Et puis la nuit arrive, les filles ont la douce idée de prendre le premier quart, pour nous dodo.
Je prend le quart suivant et comme le vent devient faible et contraire, on affale les voiles et là le pilote auto lâche. Et comment dire, la voile c'est sympa mais barrer à deux pendant plus de 12 heures c'est fatigant. Et on n'est qu'au début...
C'est pas grave, on arrive à Minorque la traversée est terminé, ouf.
La cala de Forneels est paradisiaque, tout est calme ici et nous pouvons laisser le cata à l'ancre, le temps de se balader. Ce soir ce sera restau...
Bon, un peu contrarié par le pilote auto je me jette dans la doc et je me rends compte que c'est juste un petit fusible qui a cramé, rien de grave. Juste une petite pièce à changer et miracle, j'en ai un à bord...Nous verrons tous ça demain. Lorsque nous partirons vers Ciutadela deuxième escale sur Minorque.


lundi 8 octobre 2018

Parlons électrons.

Avant de partir pour cette belle traversée de la méditerrané, je souhaitais que l’électronique, partie navigation, soit terminée. Cela comprenait, la mise en place d'un émetteur/récepteur AIS et le raccordement des éléments de navigation électronique au poste de navigation intérieur.
Nous pouvons surveiller la navigation de deux endroits clés à bord du cata. Le poste de barre ou une tablette tactile "marine" nous permet d'avoir les informations de l'environnement (vent vitesse et direction, profondeur) et notre position (cap du bateau, position sur la carte). Et puis à l'intérieur du carré ou sur l'écran de l'ordi, tout est maintenant repris, grâce à un petit boitier qui transforme tous ces signaux en informations lisibles par l'ordi. On sait ou on va...
Voila pour la navigation. Pour la sécurité en mer,  je, ou plutôt nous voulions mettre en place un émetteur/récepteur AIS. En très gros, c'est une sorte de radar qui permet de faire apparaitre sur l'écran de l'ordi les bateaux autours de nous, avec leur route et leur vitesse. Comme c'est aussi un boitier électronique, rien de très visible ni spectaculaire, à part une nouvelle antenne qui a fait son apparition dans le mat (à l'intérieur du rond rouge)

Et une fois tout branché, voilà ce que ça donne. Sauf que bien entendu, ce que l'on voit ce n'est que la réception des autres bateaux, mais nous voit-il? Après deux, trois aller-retour à terre, j'ai trouvé un magasin d'électronique marine qui recevait les signaux AIS et du bord nous avons pu valider le montage. On voit les autres bateaux et ils nous voient. Ce sera un élément de sécurité important notamment pour le passage de Gibraltar.
Même si cet appareil ne remplace pas une veille attentive, la nuit ou lorsqu'il ne fait pas beau, c'est très pratique.

Çà y est le cata est fin prêt pour le grand départ. Prochain post, le début du voyage et l'arrivée d'Olivia...